Homélie de dimanche 24 juillet

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« Demandez, vous obtiendriez, cherchez, vous trouverez, frappez, la porte vous sera
ouverte ». Au cœur de ce temps d’été, de resourcement, de quête de sens à l’existence, la
parole de Dieu nous parle de prières. Beaucoup sont sur les routes pour des marches diverses.
Nos routes humaines semblent croiser celle de Jésus. Une lecture continue de
l’Evangile de Luc, nous permet de voir que Jésus a entrepris une longue marche qui le conduit
vers sa passion à Jérusalem. En route, il a eu le refus des Samaritains à l’accueillir. Ses
disciples ont voulu faire descendre le feu du ciel sur eux. Jésus a pris le temps de leur expliquer
que l’évangile est une proposition et non une imposition.
Parti de ce lieu, Jésus a fait des haltes, des prières, des rencontres, des prédications
tout au long de son parcours. Ses disciples ont fait l’expérience de la faim en route. Ils ont eu à
couper des épis de blé pour se nourrir. Tout cela me fait penser à ceux qui sont actuellement
sur les chemins des randonnées : Chemin de saint Jacques de Compostelle, la trobreiz, la
troménie et les autres marches profanes et spirituelles. Que cherchent ces randonneurs ? Leurs
routes rencontreront t- elles celle de Jésus dans leur questionnement ? Les disciples qui
marchaient derrière Jésus lui ont formulé une demande : Apprends-nous à prier. Cette question
rejoint nos marches physiques ou spirituelle en ce temps de pause, où que nous soyons. Mais
qu’est-ce que prier ?
Bien chers frères et sœurs, cette question de prières, traverse l’histoire des croyances
et cherche réponse dans nos expériences personnelles. Dans la première lecture c’est
Abraham qui engage une forme de prières. Il marchande avec Dieu pour sauver Sodome du feu
du ciel. Dans sa quête, il se rend compte qu’il ne peut avoir raison contre Dieu et coupe court.
Nous ne méritons rien devant Dieu, Cela nous fait faire appel à sa miséricorde de Père. La suite
du récit montre que Sodome ne fut pas épargnée du feu du ciel. Mais n’était-ce pas là le moyen
de son salut ? La prière serait-elle des discutions, des plaintes, des justifications, des révoltes ?
Les disciples avaient vu Jésus se retirer à mainte reprise pour prier son Père ; il passa
souvent des nuits entières à prier. Il a aussi fustigé ceux qui prient sur les places publiques,
ceux qui parlent longuement.
Jésus donne à ses disciples une prière de confiance, du fils à son père. Avec la crise de
la paternité combien ont le courage de s’adresser à un père ? Toutes nos marches humaines
sont une tension vers Dieu notre père. Sa miséricorde nous a valu le salut grâce à la passion de
son Fils comme saint Paul nous le dit dans la deuxième lecture.
Toute prière avant d’être un discours est une quête de miséricorde, d’Amour et de vie en
plénitude. Avec le journal Lacroix, osons cette prière à la suite d’Abraham :
Seigneur Jésus, nous te rendons grâce de nous avoir donné le Notre Père :
Apprends- nous à le dire avec ferveur et confiance. Nos mots dans tes mots, notre cœur
dans ton cœur. Seigneur Jésus, dans un monde où la figure du père est si abimée,
marginalisée, suspectée, donne aux hommes d’aujourd’hui de témoigner par
d’authentiques cœurs de pères, de celui qui est la source de toute paternité. Amen.

Jean-Marie Ouedraogo

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