Parole de Berger -Orvault – Avril 2021

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Bulletin paroissial d’Orvault – avril 2021
ÉDITORIAL
Christ est vraiment ressuscité !
Christ est ressuscité, alléluia !
Il est vraiment ressuscité, alléluia !
Cette vérité, proclamée par les chrétiens des premières communautés, fait émerger la
question de l’immortalité de l’âme. Notons que «la Résurrection du Christ est
inséparable de celle des chrétiens »1
. Après d’âpres débats, aucune recherche n’a
permis jusqu’ici d’émettre un doute sérieux sur la véracité de la Résurrection du Christ.
L’Église enseigne pour sa part que chaque âme spirituelle « ne périt pas lors de sa
séparation du corps dans la mort, et s’unira au corps lors de la résurrection finale.2»
La remise en question de cette affirmation chez certains pourrait résulter de la finitude
de l’homme, de son regard critique sur les faits d’une part, et du grand mystère qu’est
la vie comme réalité qui nous dépasse, d’autre part. Si le Christ n’est pas ressuscité,
affirme saint Paul, trompeurs alors seraient l’Évangile et la foi (cfr 1 cor 15,13-14), vaine
serait notre pratique fondée, il faut l’avouer, principalement sur la mort et la Résurrection du Christ.
Notre baptême lui-même n’aurait aucun sens s’il n’a pas son fondement sur le Christ mort et
ressuscité : « si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui » (2 Tim 2, 11).
Cet enseignement est un héritage que l’Église tient des apôtres, témoins de la vie, de la mort et de la
Résurrection du Christ qu’ils ont résumées dans les Évangiles et dans le symbole des apôtres que nous
proclamons tous les dimanches. Avec eux nous souffrons de notre incrédulité et de la gêne après
coup, d’avoir cherché des preuves comme Thomas, le disciple. Toutefois, si jusqu’à présent nous
n’avons pas trouvé la réponse voulue à cette question, pourrions-nous alors dire que Jésus n’est pas
ressuscité ? N’est-ce pas là chercher à faire de nous-mêmes le critère d’appréciation de toute valeur
? En même temps que la quête de la vérité est permise, l’humilité l’est tout autant ; cela pour
reconnaître que nous ne savons pas tout de la vie, de l’après-mort et de la résurrection. En JésusChrist ressuscité, nous découvrons un Dieu qui surprend ses disciples découragés au bord de la mer ;
un Dieu dont les marques du crucifié suscitent la profession de foi du disciple qui doute. Il est ce Dieu
qui réchauffe les cœurs de ses disciples sur le chemin d’Emmaüs et du monde lorsqu’il nous parle et
rompt le pain.
C’est notre foi qui nous donne de dire que Jésus est ressuscité, qu’avec lui, nous ressusciterons aussi.
Par le baptême, les jeunes baptisés en cette fête pascale revêtent le Christ et sont incorporés dans la
famille des enfants de Dieu. La Résurrection étant en quelque sorte le but vers lequel nous tendons,
nous sommes appelés à mener notre vie dès à présent en enfants de Dieu, transformés.
Bonne fête de Pâques à tous.
Darius LUTENDE
1 P. Deberger, Je sais en qui j’ai mis ma foi, Artège, p.61.
2 Catéchisme de l’Église Catholique n°366

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