Homélie du dimanche 7 février 2021

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Tout le monde te cherche.

Le cri de Job montre la fragilité de toute vie humaine. La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie. Alors, il faut tout mettre en œuvre pour promouvoir la vie et ce dimanche nous ouvre les portes du « prendre soin ». Job en proie à la souffrance se remet à son créateur : « Souviens- toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle… »

Le choix heureux du terme dimanche de la santé est à noter. Il met en relief, l’aspect positif du service de la vie au lieu de parler de journée des malades en lien avec Lourdes où des foules de malades quête la santé au pied de Marie. Ce dimanche est en lien avec Lourdes. KTO va diffuser les pèlerins de l’eau vive le 10 février à 20 H 35, pour que nous soyons en communion avec les malades. 

Parler de dimanche de la santé permet de prendre en compte tous les acteurs de la pastorale de la santé : Soignants, service des malades, hospitalier, les accompagnants des malades, les aumôneries hospitalières, les aumôniers … C’est l’ensemble des dispositions mises en route pour assurer le service de la vie.

               Ceci dit, nous passons à l’évangile de ce jour pour méditer sur la question de la santé qui engage toute la communauté. Dans son récit, Saint Marc présente dans une urgence extrême l’avènement du règne de Dieu avec l’accomplissement de signes dont les guérisons. Des hommes et des femmes sont mis en route : Jacques, Jean, la belle mère de Simon malade, les gens de sa famille, plus loin des gens venus de toute la ville, des malades de tous genres, sans oublier toute l’assemblée de la synagogue. C’est une image qui permet de voir aujourd’hui, les acteurs de la pastorale de santé.

En ce dimanche, nous pensons aux acteurs actuels de la pastorale de la santé : Prêtres, religieux et religieuses, les aumôniers, les soignants les accompagnants des malades, tout le personnel des centres de santé et en définitive à chacun de nous. C’est tout ce monde que nous portons au Seigneur aujourd’hui afin que chacun sache que l’Eglise le missionne à la suite du bon samaritain. Notre engagement témoignera de l’avènement du règne de Dieu.

Imitons Jésus dans notre engagement : Il allie prières et guérisons. Il prêche à la synagogue et aussitôt, il est auprès de la belle mère de Simon couchée pour une fièvre. Il n’a pas peur de toucher le malade ; il le saisi, et le fit lever. Une proximité, une empathie, une compassion dans l’agir. Jésus a agi ainsi devant l’aveugle Bartimé que les jeunes en cheminement, ici présents  ont découvert ce matin, Il a fait de même  devant le lépreux criant vers lui, face au paralytique que quatre hommes ont déposé par le toit devant Jésus. Voici ce à quoi nous sommes invités en ce dimanche de la santé : Porter les malades à Jésus. Le reste lui revient. Ce qu’ont fait la famille de la belle mère de Simon, les parents des malades de toute la ville, c’est là notre rôle. En tant qu’Eglise, il nous revient de parler à Jésus de nos malades. Les sacrements de guérisons sont là ; qu’en faisons-nous aujourd’hui ? J’étais heureux qu’à Sautron ici, la communauté m’est demandé un sacrement de malade sans attendre les derniers moments. La confession est un sacrement de guérison.  Osons-nous nous confesser pour une guérison intérieure et même physique ? La communion, sacrement de guérison, combien demande l’Eucharistie pour leur malade ?

Bien chers frères et sœurs, en ce dimanche de la santé, nous sommes invités à porter la joie de l’Evangile. C’est une reprise du psaume de ce jour. « Il est bon de fêter notre Dieu, il est beau de chanter sa louange. Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » Nous comprenons avec saint Paul que l’annonce de l’Evangile est une nécessité dans ce monde plongé dans la pandémie du coronavirus. Cette annonce est aussi action, aide, soutien, proximité, écoute et attention à l’autre. La solitude déprime plusieurs milliers de nos frères et sœurs surtout en ce moment d’incertitude. Ce dimanche nous met en route avec Jésus pour que le monde ait la vie et qu’il l’ait en abondance. Parmi nous, des gens se sont donnés pour le service des malades. Nouveaux comme anciens membre du service des malades, veillez vous mettre debout.  Merci pour votre don de vous-même pour ce service. Avec eux, nous sommes aujourd’hui des « autre christ », alors mon frère, ma sœur, tout le monde te cherche.

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